RDC: les premières conséquences tombent après l’agression d’un diplomate français

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Les autorités congolaises sévissent après la tentative de « déguerpissement » dont a été victime un diplomate français vendredi dernier à Kinshasa. Mardi soir, des sanctions sont tombées. Un haut-magistrat est suspendu de ses fonctions et d’autres sont visés. 

Tout est allé vite après l’entretien entre l’ambassadeur de France Bruno Aubert et le président Félix Tshisekedi, lundi soir. Le président a exprimé sa désapprobation et a souhaité que des conséquences soient tirées des événements de vendredi dernier. Mardi, le procureur général de la Cour de cassation, chef de tous les magistrats des parquets, a suspendu son subalterne de Kinshasa – Gombe. Ce n’est que tard dans la soirée que le ministre de la Justice, Constant Mutamba l’a annoncé à travers un communiqué.

Le procureur général suspendu est l’auteur d’une réquisition ayant donné lieu à la tentative de « déguerpissement » du diplomate français. Toute la chaîne de décision en lien avec cette réquisition est frappée, car le ministre de la Justice a également indiqué l’interpellation des magistrats qui avaient rendu le jugement qualifié « d’inique ».

D’autres responsables intervenus dans ce dossier sont aussi suspendus. Leur nombre reste incertain. En plus des policiers aux arrêts depuis vendredi, tous les agents d’exécution impliqués dans cette procédure irrégulière sont sous les verrous.

NMZ

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